11 Bien-aimés, je vous encourage, en tant que résidents temporaires et étrangers sur la terre, à vous abstenir des désirs de votre nature propre qui font la guerre à l’âme. 12 Ayez une bonne conduite au milieu des non-croyants, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous faisiez le mal, ils remarquent votre belle manière d’agir et rendent gloire à Dieu le jour où il interviendra. (1 Pierre SG 2:11-12)
Dans sa première lettre, l’apôtre Pierre veut encourager les nouveaux croyants de cinq églises du premier siècle situées dans des villes romaines d’Asie Mineure. Le public est un mélange de chrétiens juifs exilés de Rome et de païens qui vivent dans leur ville natale et sont venus à la foi. Dans un cas comme dans l’autre, ce qu’ils considéraient normal dans leur vie passée leur est désormais étranger. Au service du Christ ressuscité qui a été crucifié pour tous les péchés, il n’y a plus besoin d’adorer des idoles ni de sacrifier des animaux dans le temple.
Les premiers chrétiens n’étaient plus à leur place et étaient socialement mis de côté. Leur nouvelle identité était en Christ, et non dans le monde. C’est pourquoi ils étaient persécutés pour leur foi. Pierre leur rappelle que le Christ, qui a souffert et est revenu dans la gloire, rendra aussi gloire à ceux qui Lui sont restés fidèles.
Aujourd’hui, j’ai reçu la deuxième dose du vaccin Moderna contre la COVID 19. L’année dernière, à cette époque, la pandémie devenait une réalité pour moi et ma famille. Les écoles sont rapidement passées de la classe physique à la classe virtuelle. Aujourd’hui, j’ai recommencé à donner des cours particuliers et à faire des remplacements et je suis reconnaissante parce que le personnel de la maternelle à la terminale est prioritaire dans mon État.
Quand je réfléchis à la manière dont les virus pénètrent le corps humain et dont les vaccins fonctionnent, c’est le mot « identité » qui me vient en premier à l’esprit. Dieu a créé chaque personne avec sa propre identité, régie par un système immunitaire. Tout ce qui entre dans le corps et qui n’est pas identifié comme appartenant à celui-ci peut provoquer une réaction allergique, une réponse immunitaire. Il peut s’agir d’un simple grain de poussière, de poils d’un animal domestique, de pollen, ou du venin mortel d’une veuve noire ou d’un serpent cuivré.
Mais comment un élément aussi simple et microscopique qu’un virus peut-il provoquer une réponse immunitaire ? Le virus SRAS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19, est constitué de deux composants principaux : une enveloppe protéique avec des pointes d’attachement et un ARN monocaténaire qui code pour sa production. Oui, les virus sont si simples qu’ils ne peuvent même pas se reproduire par eux-mêmes. Mais cela ne les empêchent pas d’envahir le corps humain et de l’attaquer mortellement.

Lorsque le virus SRAS-CoV-2 pénètre dans le système respiratoire, il identifie les cellules de la muqueuse des voies nasales qui possèdent un récepteur spécifique. Les pointes de protéines du virus se fixent sur les récepteurs. L’enveloppe protéique reste à l’extérieur de la cellule, elle a fait son travail.
Le brin d’ARN est injecté dans la cellule, détournant sa fonction pour qu’elle produise de multiples enveloppes protéiques et brins d’ARN. Ces composants sont assemblés en une multitude de nouveaux virus qui sortent de la cellule infectée, souvent en la tuant.
À mesure que le virus se multiplie, la personne infectée peut en évacuer de grandes quantités, surtout pendant la première semaine environ. Les symptômes peuvent être absents à ce stade ou bien alors la nouvelle victime du virus peut avoir de la fièvre, une toux sèche, des maux de gorge, une perte de l’odorat et du goût, des maux de tête ou encore des douleurs dans les membres.
Chaque nouveau virus cherche une autre cellule dotée de récepteurs de surface le long des voies respiratoires pour l’envahir. Plus les virus envahissent les voies respiratoires, plus ces récepteurs de surface sont nombreux et plus l’invasion devient mortelle. Dans les poumons, les ramifications plus fines et éloignées des bronchioles se terminent par de minuscules sacs d’air appelés alvéoles. Chaque sac aérien est tapissé d’une seule couche de cellules riches en récepteurs de surface. La fonction du récepteur de surface est d’aider à réguler la pression sanguine, ce qui est essentiel pour que l’oxygène pénètre dans le sang.

Lorsque le virus SRAS-CoV-2 pénètre dans l’organisme, il est immédiatement reconnu comme organisme étranger. Le système immunitaire commence à produire des anticorps pour le détruire. Les scientifiques étudient combien de temps un survivant de la COVID-19 peut être protégé par les cellules mémoires qui existent depuis le début de la maladie.
Le vaccin Moderna fonctionne selon le même processus de réponse immunitaire que le virus lui-même. Le vaccin contient un segment du messager (ARNm) du virus SRAS-CoV-2. L’ARNm pénètre dans une cellule et la détourne pour produire des morceaux du spicule (protéine S). L’organisme identifie ces protéines S comme étrangères et déclenche une réponse immunitaire. Des anticorps sont produits qui détruiront le virus SRAS-CoV-2 et qui resteront dans la mémoire des cellules afin, espérons-le, de protéger la personne contre de futures attaques.

Le SRAS-CoV-2 étant un nouveau virus, les scientifiques continueront à étudier l’efficacité du vaccin sur les nouvelles variantes. Les virus sont très enclins à la mutation car leur génome est si petit que toute erreur survenant lors de la réplication de l’ARN peut entraîner un changement structurel dans les spicules. Les anticorps produits par le vaccin reconnaîtront-ils l’identité des nouvelles variantes ? Le vaccin devra-t-il être modifié ? Faudra-t-il faire une piqûre de rappel aux personnes vaccinées ?
Les chrétiens du premier siècle considéraient le Saint-Esprit comme l’ultime système immunitaire. Contrairement à ceux d’entre nous qui recherchent des vaccins pour combattre les virus, ces croyants, qui avaient trouvé une nouvelle identité en Christ, disposaient de l’Esprit-Saint pour les aider à combattre les « mauvaises choses » que leurs corps désiraient. Ils étaient attaqués non seulement par leurs propres désirs, mais aussi par la société qui les entourait et qui les accusait de « mal agir ». Chaque nouvelle accusation, qu’elle vienne de l’intérieur ou de l’extérieur, était comme une nouvelle variante, cherchant à mettre à mal leur nouvelle identité.
Personne ne sait encore à quel point les nouveaux vaccins seront efficaces contre les variantes de la COVID-19, ni combien de temps les systèmes immunitaires des personnes qui ont vaincu le virus conserveront la mémoire nécessaire pour bloquer une nouvelle infection. Cependant, en tant que disciples de Jésus, nous pouvons nous joindre dans la foi à ces premières églises, confiants que le Christ nous donnera la force dont nous avons besoin pour résister aux attaques de toutes sortes. En continuant à nous tourner vers Lui et à puiser dans Sa puissance, nous avons accès à un espoir qui peut lui-même « infecter » les autres.
Ce dimanche, les chrétiens du monde entier vont adorer un Sauveur ressuscité, Jésus-Christ. Tout comme Pierre a encouragé les églises à « être toujours prêts à répondre à tous ceux qui vous demandent de donner la raison de l’espérance que vous avez, mais faites-le avec douceur et respect » (1 Pierre 3:15), il nous est rappelé de faire de même. Alors que nous nous tenons debout et que nous repoussons l’infection destructrice du péché, le monde nous regarde. Nous avons certainement autour de nous des personnes qui vivent actuellement dans les ténèbres, à la recherche d’une issue. Prions pour que nous ayons la force et l’envie, en cette période de Pâques, de répandre l’amour et l’espoir contagieux du Christ à ceux qui en ont le plus besoin.
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